Biologie des populations

La composante biologie des populations du projet Antarctique 2.0°C s’organise en trois temps :

 

  • Le premier se déroule dans le cadre d’un stage de Master 2 au Woods Hole Oceanographic Institution de février à juillet 2021.

  • Le deuxième sera le travail sur terrain lors de la mission Antarctique 2.0°C  au niveau de la péninsule Antarctique de janvier à février 2022.

  • Enfin, ces données seront analysées dans le cadre d'un stage au Centre Scientifique de Monaco puis d'une thèse de doctorat.

En région australe, les sites de nidification des manchots sont limités par les caractéristiques topographiques du terrain et par la compétition intra et interspécifiques. Il est fréquent de retrouver des colonies de reproduction sur les plages et en bordure de côtes.

La hausse du niveau de la mer que nous connaissons actuellement (Frederikse et al. 2020) dûe au réchauffement climatique pourrait donc entraîner une perte des sites propices à la nidification des manchots, les contraignant ainsi à migrer. Ces flux migratoires engendrent une réorganisation du partage du territoire entre les manchots d’une même espèce ou de différentes espèces, entraînant de nouvelles pressions de sélection. De tels événements sont déjà remarquables, on observe aujourd’hui des mouvements de populations de manchots papous vers la Péninsule antarctique en réponse au réchauffement climatique.

Quelles pourraient être les conséquences de l’élévation du niveau de la mer sur les sites de reproduction des manchots ?

 

Réalisation : 

Notre objectif est de réaliser pour la première fois une analyse spatiale et topographique de l’habitat de reproduction des populations de manchots au regard du niveau de la mer actuel. Cette analyse permettra de mieux anticiper quelles seront les conséquences de l’élévation du niveau de la mer projetée par les scientifiques.

 

Nous chercherons à créer un modèle numérique de terrain des sites de reproduction de manchots d’espèces différentes : nous évaluerons la surface 3D occupée par les colonies, la topographie de l’espace de nidification, les limites des marées (haute/basse), …. La limite inférieure des glaciers sera également cartographiée. Le survol des colonies par les drones se feront à une hauteur minimale de 50m pour limiter la perturbation des colonies  (Rümmler et   al. 2018 ).

Une fois les sites de nidification précisément cartographiés, nous analyserons leurs caractéristiques topographiques dans le but d’anticiper les conséquences de l’élévation du niveau de la mer sur la perte de ces sites de nidifications.


 

En collaboration avec : 

Céline Le Bohec - Centre scientifique de Monaco / Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien 

Daniel Zitterbart - Woods Hole Oceanographic Institution

Merci aux partenaires qui ont rendu ce projet réalisable par leur soutien technique et matériel et par leur formation :

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